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Tradition 2 · 18 février

Pour l’objectif de notre groupe

Traditions du jour · 18 février

La menace aujourd’hui

La Deuxième Tradition s’ouvre sur quatre mots qui limitent tout ce qui suit : dans la poursuite de notre objectif commun. La forme longue (Gros Livre, p. 563) : « Dans la poursuite de notre objectif commun, il n’existe qu’une seule autorité ultime : un Dieu d’amour tel qu’Il peut se manifester dans notre conscience de groupe. » L’autorité qu’elle nomme règle les affaires du groupe : où il se réunit, ce qu’il advient de l’argent du panier, comment la réunion se déroule, qui tient quel poste. Ce n’est pas un jugement sur ce qu’un membre doit croire. La rumeur circule en sens inverse. Un nouveau entend que la Deuxième Tradition signifie qu’il doit croire en Dieu avant d’appartenir, ou qu’un groupe a son mot à dire sur sa foi. Le Gros Livre dit le contraire, dans le chapitre sur l’aide à l’homme qui boit encore (p. 95) : « S’il pense pouvoir faire le travail autrement, ou s’il préfère une autre approche spirituelle, encouragez-le à suivre sa propre conscience. Nous n’avons pas le monopole de Dieu ; nous avons simplement une approche qui a marché pour nous. » Un monopole, c’est la propriété exclusive. Ainsi, la conscience du groupe conduit les affaires du groupe, et la conscience de chaque membre reste la sienne. Mettez-le à l’épreuve ce soir : si quelqu’un, dans votre salle, a déjà dit à un nouveau ce qu’il doit croire pour rester, demandez-lui où la forme longue donne ce pouvoir à un groupe.

À méditer

La Deuxième Tradition donne à un groupe l’autorité sur ses propres affaires, non sur les croyances de qui que ce soit. Ma salle a-t-elle déjà dit à un nouveau ce qu’il devait croire ?

Fondé sur : forme longue, Tradition 2 (Gros Livre, p. 563) ; Gros Livre, p. 95 (« Au secours des autres »).

Tradition 2

« Dans la poursuite de notre objectif commun, il n’existe qu’une seule autorité ultime : un Dieu d’amour tel qu’Il peut se manifester dans notre conscience de groupe. Nos chefs ne sont que des serviteurs de confiance, ils ne gouvernent pas. »
Lisez la forme longue (p. 563–566). La forme courte, aux p. 561–562, est celle que tout le monde cite — mais c’est dans la forme longue que les Traditions disent vraiment ce qu’elles veulent dire. La clause de la Tradition 3 sur l’absence de toute autre affiliation, par exemple, n’existe que dans la forme longue. Cette seule clause explique pourquoi aucun centre de traitement ne peut posséder un groupe des AA. Presque tout ce qui circule en ligne l’omet.

Et une distinction qu’il vaut la peine de garder claire : les Traditions relèvent de la gouvernance, pas de la théologie. Elles lient les groupes des AA et le Mouvement — pas les individus, ni les entreprises extérieures. Elles ont été adoptées en 1950 pour empêcher que les AA soient accaparés ou récupérés. Elles ne sont pas un règlement pour votre vie personnelle.

Traditions du jour est une ressource éducative indépendante de Recovery Starts — qui n’est pas de la documentation officielle des AA, qui n’est pas affiliée aux Alcoholics Anonymous World Services et qui ne constitue pas un avis médical. Les Douze Traditions sont la propriété des AA. Les références de pages renvoient à Alcoholics Anonymous (le Gros Livre), 4e édition (en anglais) : forme courte p. 561–562, forme longue p. 563–566. Si vous êtes en crise, au Canada, appelez ou textez le 988 (Ligne d’aide en cas de crise de suicide, en français) ; aux États-Unis, appelez le 988 (Suicide & Crisis Lifeline) et demandez un interprète ; en France, appelez le 3114.