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Accueil › Questions sur les AA, tirées des livres › Dictons : sont-ils dans les livres ?

« Nous sommes aussi malades que nos secrets » figure-t-il dans le Gros Livre ?

En bref :

  • Non. Cette formule ne figure pas dans le Gros Livre ni ailleurs dans nos sources.
  • Son idée se rapproche de la Cinquième Étape, au chapitre 6 : à propos de nouveaux venus qui avaient essayé de garder pour eux certains faits de leur vie, le livre dit : « Presque invariablement, ils se sont enivrés. » (p. 72–73), et : « Nous devons être entièrement honnêtes avec quelqu’un si nous voulons vivre longtemps ou heureux dans ce monde. » (p. 73–74).
  • Le texte pose aussi des limites que le dicton passe sous silence : choisir la personne avec soin, ne rien dire à la famille qui puisse lui faire du mal (ces parties-là vont à quelqu’un qui n’est pas touché), garder les confidences des autres, et ne pas déterrer le passé à moins que cela ne serve un but utile (p. 74, 81, 125).

Ce que la recherche a trouvé

Nous avons cherché « sick as », « secret(s) », « skeletons » et « double life » dans toutes nos sources, en anglais, en joignant les sauts de page. Le dicton n’apparaît pas. Dans le texte du programme, « secret » n’apparaît qu’une fois, à propos de la « liaison secrète et excitante » d’un mari (p. 81).

Ce que dit le texte du programme sur le fait de garder les choses cachées

La raison de la Cinquième Étape. Le chapitre 6 donne : « La meilleure raison d’abord : si nous omettons cette étape vitale, nous risquons de ne pas vaincre la boisson. » (p. 72). « Maintes fois, des nouveaux venus ont essayé de garder pour eux certains faits de leur vie. » (p. 72). « Presque invariablement, ils se sont enivrés. » (p. 73). Ils avaient fait leur inventaire, dit le livre, « mais conservé quelques-uns des pires articles en stock » (p. 73).

La double vie. « Plus que la plupart des gens, l’alcoolique mène une double vie. » (p. 73). Il enfouit au fond de lui les souvenirs de ses excès de boisson et « espère qu’ils ne verront jamais la lumière du jour » (p. 73). « Il vit dans une peur et une tension constantes — ce qui entraîne encore plus de boisson. » (p. 73). Ce passage est ce qui se rapproche le plus du dicton dans le livre : ce qui est caché le maintient dans la peur et dans la boisson.

Le résultat d’en parler. « Une fois cette étape franchie, sans rien retenir, nous sommes ravis. » (p. 75). « Nos peurs nous quittent. » (p. 75).

Chaque jour par la suite. Dixième Étape : quand l’égoïsme, la malhonnêteté, le ressentiment ou la peur resurgissent, « nous en discutons immédiatement avec quelqu’un » (p. 84). Le bilan du soir demande : « Avons-nous gardé pour nous quelque chose qui devrait être discuté sans attendre avec une autre personne ? » (p. 86).

Dr Bob. Le chapitre 11 dit qu’il « vivait dans une inquiétude constante à l’idée que d’autres puissent découvrir son alcoolisme » (p. 155). Après sa dernière cuite, il est allé voir les gens qu’il craignait et leur a parlé, « et a appris que beaucoup étaient au courant de sa boisson » (p. 156). Voir : À qui dois-je raconter ma Cinquième Étape ?

Les limites que pose le texte

Le texte du programme ne dit pas « dites tout à tout le monde ». Il dit : dites tout à quelqu’un, avec discernement :

  • Choisir la personne. « Il est juste et naturel que nous réfléchissions bien avant de choisir la ou les personnes avec qui franchir cette étape intime et confidentielle. » (p. 74). Il est important « qu’il sache garder une confidence » (p. 74).
  • Ne pas faire du mal aux autres pour se soulager. « Nous n’avons pas le droit de sauver notre peau aux dépens d’une autre personne. » (p. 74). Nous ne pouvons rien révéler à des épouses ou à des parents « qui leur ferait du mal et les rendrait malheureux » (p. 74) ; ces parties-là vont à quelqu’un qui comprendra « sans en être affecté » (p. 74). À propos d’une liaison que l’épouse ignore, doit-il le lui dire ? « Pas toujours, pensons-nous. » (p. 81).
  • Les secrets des autres leur appartiennent. « Nous ne relatons pas les expériences intimes d’une autre personne à moins d’être sûrs qu’elle approuverait. » (p. 125).
  • Le passé, avec un but. Le sombre passé de la famille peut devenir son plus grand atout quand il aide les autres (p. 124), et les familles des AA « gardent peu de squelettes dans le placard » (p. 125). Mais « à moins qu’un but bon et utile ne soit servi, il ne faut pas parler des événements passés » (p. 125).

Ce que cela signifie

Le dicton rejoint l’un des avertissements les plus forts du livre : les faits tus lors de la Cinquième Étape ramènent à la boisson, et la double vie nourrit la peur et encore plus de boisson. La réponse du livre est d’être entièrement honnête avec quelqu’un, un quelqu’un choisi avec soin, tout en protégeant les autres du mal. Un lecteur qui comprend le dicton comme signifiant que tout secret doit être dit à tout le monde est allé au-delà du texte.

Lisez-le vous-même

Sources

Source Pages Date
Toutes nos sources (recherchées) — diverses
Alcoholics Anonymous, chapitres 6, 9, 11 72–75, 81, 84–86, 123–125, 155–156 1939

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